| jeudi 04 mai 2006, a 11:17 |
| Malédiction de l’or noir |
Lorsque Midas, souverain de la mythologie, sauva Sylène, Dionysos l’invita à formuler un vœu. Midas répondit alors «fait que tout ce que je toucherai se transforme en or ». Passé le premier stade du plaisir de voir tout se transformer en or, il fût désagréablement surpris lorsqu’il voulut se laver les mains ou manger. Il retourna alors piteusement vers le dieu en le suppliant de le délivrer de cette malédiction.
Pourquoi parler de Mydas me direz-vous ? Car l’homme, négligeant régulièrement les leçons du passé, s’est encore fait avoir. Ce n’est plus vraiment d’or dont il s’agit, enfin presque puisque c’est d’or noir. En effet cette semaine, le gouvernement bolivien a décidé de nationaliser ses gisements d'hydrocarbures. Du coup, je me suis penché sur ces pays qui produisent du pétrole en me disant que cette ressource devrait leur permettre de doper l’économie de leur pays. Et bien non ! A part la Norvège, et, dans une moindre mesure, la Russie, tous les pays qui produisent de l’or noir sont souvent moins bien lotis que leurs voisins immédiats.
Sans rentrer dans les détails Macro-économiques, je souhaite juste apporter quelques éléments sur la spirale qui amène l’économie de ces pays à sombrer dans la morosité
1 – Souvent, l’extraction du pétrole étant de plus en plus complexe, elle est sous-traitée à des entreprises étrangères qui reversent des dividendes mais n’embauchent que peu de locaux.
2 – L’état étant le grand gagnant de cette manne financière, les services publics sont pléthoriques et n’incitent pas les habitants à travailler (voir l’exemple des pays du golf ou la main d’œuvre philippine est très nombreuse)
3 – Le cours de l’or noir étant lié à l’offre et la demande, les budgets prévisionnels sont difficiles à mettre en place.
Ma conclusion est simple : finalement, ce n’est pas si mal qu’en France nous ayons des idées plutôt que du pétrole !!! |
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