Aujourd’hui, je vais tremper ma plume dans les larmes que ma pudeur ne veut pas laisser sortir. Je viens d’apprendre qu’une amie d’enfance a décidé de mettre un point final à une existence trop courte. Elle n’a pas su trouver dans ce monde des raisons pour espérer. Le libre arbitre est la base de tout système démocratique mais j’ai envie de hurler lorsque j’entends qu’a moins de 40 ans on a déjà l’impression que la solution ne peut être qu’un saut vers un ailleurs que l’on veut meilleur. Je suis heureux d’être croyant, cela me persuade que toute fin n’est pas définitive. Pourtant je pense à ses parents qui s’écroulent ne comprenant pas ce geste. Je pense à son frère qui lutte lui aussi pour s’affirmer dans sa propre vie. Et surtout, je sers mon fils dans mes bras et je lui dis que je l’aime, que je vais me tromper dans mon rôle de père mais que si la vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie. |