Jeudi dernier, une malienne de 24 ans, ainsi que la fillette de 2 ans dont elle avait la garde, ont été lâchement assassinées par un skinhead, Hans Van Temsche, de 18 ans. La Belgique aurait pu prétendre que le jeune homme était déséquilibré, ce qui est sûrement vrai, et pourtant, ils ont décidé, à juste titre, de mobiliser dès Samedi la population contre le racisme.
Par contre, le 17 février, à Fès (Maroc), un jeune homme (Benjamin Vanseveren) a été tué au cri de « Allah ô Akbar ». Le procureur général du roi pour la ville de Fès a, à l’époque, indiqué que l’agresseur était apparemment déséquilibré mental et toxicomane depuis une dizaine d’années. Peu importe qu’il ait arrêté la drogue depuis plusieurs mois au moment des faits. De même peu de temps avant le meurtre, il avait menacé de mort un étranger dont il refaisait la maison dans la médina. Motif de ces menaces : quelques bouteilles d’alcool abandonnées trop en évidence selon lui.
Pourquoi attendre maintenant pour le dire, tout simplement parce que le père du jeune homme, après de longs mois de silence, a demandé, au cours d’une conférence de presse samedi dernier, justice pour son fils et que l’on retienne la circonstance aggravante de racisme. Ce qui lui a été refusé par les autorités marocaines et cela n’a mobilisé ni en France ni au Maroc. De plus, à trop crier antiracisme en Europe, on oublie que ce combat ne connaît pas de frontières et qu’il ne suffit pas d’être pauvre et noir pour être victime ou riche et blanc pour être raciste. |