Vendredi, pour la cérémonie des Césars, j'ai assisté, consterné, à un spectacle qui m'a peiné.
Tout d'abord, pour Abdellatif Kechiche. Certes il a fait un film qui doit être formidable (j'avoue ne pas l'avoir vu), mais le placer en grand gagnant de cette soirée, c'est oublier qu'à pisser contre le vent, on en mouille son pantalon (le président à le droit de dire « Dégage pauvre con », alors moi, je peux citer ce proverbe…). Le monde entier a acclamé « La môme », du public aux professionnels, en Europe comme en Amérique. Et bien partout ? Non, un pays résiste encore et toujours… C'est la France. Malgré le plébiscite du public, nous n'avons félicité ce film que par des Césars techniques. Un film pétrit d'émotion, comme celui là, nous lui avons donné les Césars des décors, du son, des costumes et des photos. Pourquoi pas le César du montage ? Non ! Il fallait qu'il soit le meilleur film de l'année car c'est le meilleur film de l'année. Alors certes, « La Graine et le Mulet » devait surement être récompensé, mais je ne peux m'empêcher de croire que le symbole d'un immigré qui rafle les Césars les plus prestigieux a du être pressenti comme un beau symbole. Mais dans ce cas il y a confusion des genres. Ce n'est pas parce que la statue récompensant les gagnants est une compression qu'il faut mélanger les buts de cette soirée. |